Le partenariat Mauritanie–FIDA double son budget pour dépasser les 100 millions de dollars

La Mauritanie et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont signé hier vendredi à Nouakchott, trois accords-cadres de coopération visant à renforcer leur partenariat dans les domaines de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, de l’autonomisation des jeunes, de l’emploi, des sports et du service civique, ainsi que de la décentralisation et du développement local.

Ces accords ont pour objectif de mettre en place un cadre institutionnel garantissant l’intégration des programmes financés en coopération avec les partenaires au développement dans le système national, en confiant la mise en œuvre des activités aux départements et institutions compétents, selon une répartition claire des responsabilités et des mécanismes efficaces de suivi, d’évaluation et de redevabilité, afin d’améliorer l’efficacité de l’exécution et de renforcer la coordination entre les différents intervenants.

Le premier accord, conclu avec le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, prévoit le renforcement du rôle du département dans la supervision technique et la coordination générale, tout en veillant à l’alignement des interventions du programme sur les politiques nationales en matière de développement agricole et de souveraineté alimentaire.

Le deuxième accord, signé avec le ministère de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, est centré sur l’intégration des jeunes des zones rurales dans les chaînes de valeur agricoles et sur la valorisation du service civique comme instrument de promotion de la citoyenneté et de renforcement de la résilience des communautés rurales.

Le troisième accord, quant à lui, conclu avec le ministère délégué auprès du ministre de l’Intérieur et de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local, chargé de la Décentralisation et du Développement local, vise à soutenir l’approche territoriale participative, à articuler les interventions du programme avec les plans de développement locaux et à renforcer le rôle des communes et des collectivités territoriales dans la planification, la mise en œuvre et le suivi.

Ces accords ont été signés par les secrétaires généraux des départements ministériels concernés et le coordonnateur national du Programme Mauritanie–FIDA, M. Ahmed Ould Amar, sous la supervision des ministres concernés.

La signature de ces accords s’inscrit dans le cadre du renforcement de la souveraineté alimentaire, de l’autonomisation des jeunes et du développement local, a déclaré à cette occasion, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, M. Mohamedou Ahmedou Ould M’Haïmid.

Toujours selon lui, cette initiative vise la conjugaison des efforts des différents départements ministériels, le renforcement de la complémentarité de leurs interventions tout en assurant une utilisation optimale des ressources et des financements mobilisés au service des priorités nationales de développement.

Le ministre a indiqué que le Programme Mauritanie–FIDA connaît une expansion significative, car son champ d’intervention étant passé de six à huit wilayas, tandis que son portefeuille de financements devrait passer d’environ 50 millions de dollars à plus de 100 millions de dollars. Il a souligné que cette évolution exige un renforcement des capacités nationales d’absorption des financements et une accélération du rythme d’exécution, ce qui implique une plus grande implication des départements ministériels, au-delà des seules unités de gestion des projets.

Ces accords permettront de renforcer la coordination opérationnelle entre les secteurs concernés, notamment dans les domaines de la préparation technique, du suivi des investissements, de l’accompagnement des producteurs, en particulier les jeunes et les femmes, ainsi que de l’amélioration de la gouvernance des infrastructures et équipements collectifs, a indiqué quant à lui, le responsable du portefeuille Mauritanie au FIDA, M. Marcelin Norvilus.

Les trois accords seront mis en œuvre sur une période de deux ans à travers des plans de travail annuels conformes aux plans d’action et aux budgets du programme. Un dispositif de suivi fondé sur des rapports financiers et techniques périodiques, ainsi qu’une évaluation à mi-parcours, est, également, prévu.

Ce processus sera complété prochainement par la signature d’accords similaires avec d’autres départements ministériels, dans le cadre de la mise en place d’un dispositif institutionnel intégré destiné à renforcer l’exécution des programmes de développement liés aux domaines d’intervention du Programme Mauritanie–FIDA et à consolider la culture du partenariat et de la coordination entre les différents acteurs du développement