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Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur, Mohamed Salem Ould Merzoug, a affirmé mardi à Nouakchott que l’objectif de « faire taire les armes » en Afrique ne saurait se limiter à une approche sécuritaire.
S’exprimant à l’ouverture de la deuxième session du programme de formation de haut niveau consacré à « Faire taire les armes en Afrique », organisée à l’Académie diplomatique, le ministre a estimé qu’une paix durable passe notamment par le traitement des causes profondes des conflits, le renforcement des institutions et de la gouvernance ainsi que l’investissement dans le capital humain.
Selon Ould Merzoug, le continent africain fait face à un environnement stratégique de plus en plus complexe, marqué par les conflits, le terrorisme et l’extrémisme violent, auxquels s’ajoutent les défis liés à la gouvernance, au développement, au changement climatique, à la cybersécurité, à la sécurité maritime et aux évolutions technologiques.
Face à ces défis, le chef de la diplomatie mauritanienne a plaidé pour le renforcement des mécanismes africains de paix et de sécurité, notamment en matière d’alerte précoce, de médiation, de prévention des conflits et d’opérations de soutien à la paix.
Il a également réaffirmé l’engagement de la Mauritanie en faveur du dialogue, de la diplomatie préventive et des solutions africaines aux crises du continent, rappelant que ces orientations avaient figuré parmi les priorités de la présidence mauritanienne de l’Union africaine en 2024.
La session, qui réunit diplomates, experts et spécialistes des questions de paix et de sécurité, comprend plusieurs présentations consacrées aux outils de l’Architecture africaine de paix et de sécurité, à ses principaux défis et aux moyens de renforcer son efficacité, avec un intérêt particulier pour la région du Sahel.