Ghazouani à Lexeiba : Un citoyen qui exploite une terre ne doit pas en être privée à fortiori pour la donner à un tiers

Le soi-disant “problème foncier“ avait été politisé pendant de longues périodes au point de lui donner plus d’importance qu’il n’en avait, a affirmé hier mercredi 11 février dans la soirée, le Président de la République Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le Chef de l’Etat a fait ces déclarations à l’occasion d’une réunion élargie avec les cadres de Lexeïba, illustrant ses propos par le fait que les terres agricoles actuellement exploitées ne dépassent pas 60 000 hectares, alors que l’État travaille à l’aménagement et à l’irrigation de 150 000 hectares, avec 500 000 hectares supplémentaires potentiellement aménageables.

La phase actuelle se concentre sur le lancement de 130 000 nouveaux hectares, ce qui rendra la question de la rareté des terres non pertinente, a souligné Ghazouani, selon lequel, chacun trouvera ce qu’il lui faut et l’État fournira des terres pour attirer des investisseurs capables de développer l’agriculture et d’introduire des technologies modernes, ce qui aura un impact positif sur l’économie nationale.

Il a mis également en exergue la création d’un canal d’irrigation dans la moughataa de Lexeïba, qui devrait irriguer 30 000 hectares sur les 130 000 prévus, disant que les surfaces actuellement cultivées dans la moughataa ne dépassent pas 1 000 à 2000 ha, selon les estimations,.

Ces trente mille hectares seraient en grande partie alloués aux citoyens locaux dont une partie aux jeunes de différentes wilayas souhaitant sérieusement travailler dans l’agriculture, et une autre partie aux investisseurs capables d’introduire des technologies avancées, permettant d’améliorer le niveau de qualité et de production, a souligné Ghazouani.

La terre appartenait à l’État à l’origine et les méthodes d’appropriation individuelle étaient définies par la loi, a rappelé Son Excellence, soulignant cependant qu’il n’est pas nécessaire de prendre des terres à un citoyen ou à une famille qui les cultivait, ou que leurs ancêtres avaient cultivées, surtout si le but était de les donner à un autre citoyen pour les cultiver, considérant que cela ne se produirait pas et n’était pas acceptable.

Au contraire, il sera facilité à ceux qui cultivent une terre d’obtenir des titres de propriété conformément à la loi, a assuré le Président, selon lequel, l’objectif n’est pas de rechercher la propriété foncière et de la bloquer, mais de lancer une révolution agricole permettant au pays d’atteindre sa souveraineté alimentaire, afin d’être capable de produire sa propre nourriture même en cas d’interruption des approvisionnements extérieurs.

Son Excellence a conclu en affirmant que les terres s’élargiront suffisamment pour le travail des jeunes et des investisseurs, accueillant favorablement les investissements, et renouvelant son engagement à ne pas arracher un seul pouce de terre à un citoyen ou à une famille qui l’exploitait.