Garantir l’accès à l’eau potable et améliorer les services d’eau sur l’ensemble du territoire national constituent des priorités stratégiques pour le département, a affirmé la ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mme Amal Mint Maouloud.
Ils représentant également un défi permanent auquel le gouvernement s’efforce de répondre par la mise en œuvre de grands projets d’infrastructures visant à accroître la production d’eau et à assurer sa distribution, a ajouté la ministre, selon laquelle, le Président Ghazouani a fait du secteur de l’Hydraulique une priorité absolue du gouvernement, compte tenu de son importance vitale pour la vie des citoyens.
Toujours selon elle, les projets mis en œuvre dans ce secteur ont connu un développement significatif au cours des 7 dernières années, passant en revue les principaux projets actuellement supervisés par son département pour développer et sécuriser la production d’eau.
La Mauritanie connaît, pour la première fois depuis son indépendance, la mise en œuvre simultanée de projets visant à développer diverses sources d’eau, parallèlement à la création de nouvelles sources pour répondre à la demande croissante, a poursuit Mme Amal.
Les projets de Dhar, d’Aftout El Charghi, de Bouhchicha, de Boulenouar, d’Aftout Es-Saheli et d’Idini, ainsi que les projets de forage de puits intérieurs, ont contribué de manière significative à l’augmentation de la capacité de production afin de répondre à la demande croissante résultant de la croissance démographique et de l’expansion urbaine du pays, a-t-elle souligné.
La production du projet Idini a atteint 55 000 mètres cubes par jour alos que la capacité de production du projet d’Aftout sahli passera de 115 000 à 225 000 mètres cubes par jour une fois les travaux terminés en 2028, a-t-elle révélé.
Par ailleurs, les travaux achevés de Dhar ont contribué à une augmentation de la production d’environ 3 000 mètres cubes par jour et les préparatifs sont également en cours pour un nouveau projet énergétique qui doublera la production, la portant à 20 000 mètres cubes par jour, a-t-elle souligné.
La deuxième phase du projet Aftout Charghi a permis d’accroître la production de 5 000 à 15 000 mètres cubes par jour, assurant ainsi l’approvisionnement en eau de plus de 400 villages répartis sur trois wilayas, a indiqué la ministre.
Les travaux de maintenance et d’extension du champ de Bouhchicha ont également permis d’augmenter la production d’environ 2 000 mètres cubes par jour, a précisé Mint Maouloud.
Concernant Nouakchott, le département continue d’améliorer la production des deux principales sources d’eau de la capitale : Aftout Sahli et Idini, avec la perspective de l’augmentation du projet d’amélioration de la production d’Idini de plus de 60 000 mètres cubes par jour, tandis que la deuxième phase d’Aftout sahli fournira 75 000 mètres cubes supplémentaires par jour, a dit la ministre.
Ces projets porteront la capacité de production de la capitale à environ 260 000 mètres cubes par jour d’ici la fin de l’année et devraient dépasser les 330 000 mètres cubes par jour d’ici 2028, a ajouté Mme Amal, révélant l’existence d’un projet de dessalement d’eau de mer à Nouakchott, d’une capacité de production allant jusqu’à 300 000 mètres cubes par jour.
Ce projet constituera à long terme une troisième source d’eau stratégique pour la capitale, notamment pour répondre aux besoins des zones périphériques et des nouveaux développements urbains.
Évoquant les défis à relever, la ministre a souligné que l’urbanisation anarchique représente l’un des principaux obstacles à l’accès universel à l’eau potable. Elle a appelé à une meilleure organisation des zones résidentielles afin de faciliter leur raccordement au réseau d’eau et d’alléger la pression sur les ressources en eau limitées.
Concernant l’assainissement, la ministre a expliqué que Nouakchott n’a jamais bénéficié d’un réseau d’égouts moderne et complet depuis sa création. Elle a indiqué que le département s’emploie actuellement, dans le cadre du programme d’urgence de la capitale, à résoudre le problème des eaux stagnantes en construisant et en étendant les réseaux de drainage des eaux pluviales, en construisant des stations de pompage et en vidant et comblant plusieurs étangs et marais.