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Le Centre multilatéral de coopération pour le financement du développement (MCDF) a approuvé une subvention de 609 000 dollars destinée à développer la gestion numérique du bassin du fleuve Sénégal, dans le cadre d’un projet couvrant la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et la Guinée.
Le Centre a indiqué, à travers un document consulté sur son site, que son Comité directeur avait approuvé ce financement dimanche à Doha, précisant que le projet sera mis en œuvre par la Banque islamique de développement (BID), en coordination avec l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).
Le financement sera consacré au développement de l’infrastructure de données spatiales, des systèmes d’information géographique, de la télédétection et des données climatiques, ainsi qu’au renforcement de la gouvernance des données. Il permettra également de développer des outils numériques d’aide à la décision et de faciliter le partage d’informations entre les quatre pays.
Le programme vise à améliorer le suivi des risques liés à la pollution, à l’envasement et aux changements climatiques, ainsi qu’à renforcer l’utilisation des données dans la gestion de l’irrigation, de l’hydroélectricité et de l’eau potable dans le bassin.
Le fleuve Sénégal s’étend sur environ 1 800 kilomètres, tandis que son bassin couvre près de 300 000 km² et compte quelque 3,5 millions d’habitants, selon les données du MCDF. Les structures de l’OMVS comptent, pour leur part, près de 700 agents, répartis entre le Haut-Commissariat et les sociétés chargées de la gestion des ouvrages communs.
Ce financement intervient dans le cadre du développement des programmes conjoints de gestion des ressources en eau entre les pays du bassin. Il s’appuie notamment sur la « Vision 2050 » de l’OMVS et sur le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin du fleuve Sénégal.