Ghazouani lance un deuxième programme de développement de 115 milliards d’anciennes ouguiyas

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Le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, procède ce jeudi au lancement du deuxième programme d’urgence pour le développement de Nouakchott, parallèlement à l’inauguration des infrastructures et projets achevés dans le cadre de la première phase.

Doté d’une enveloppe financière d’environ 115 milliards d’anciennes ouguiyas, ce nouveau programme s’étalera sur 16 mois et prévoit des investissements importants dans les secteurs de l’éducation, de l’eau, de l’électricité et des infrastructures routières.

Selon les données officielles, le programme comprend la construction de 510 salles de classe, l’extension de près de 400 kilomètres de réseaux d’eau, la réalisation de 41 nouveaux postes de transformation électrique et la mise en place de 187 kilomètres de réseaux d’éclairage public.

Le volet routier prévoit, pour sa part, la réalisation de 86 kilomètres de routes, dont 70 kilomètres de nouvelles voies urbaines et 16 kilomètres de raccordement entre le réseau routier de la capitale et sa rocade périphérique. À cela s’ajoute la construction de cinq nouveaux ponts.

Le projet prévoit également des études relatives à la restructuration et à la modernisation du centre-ville, l’aménagement de jardins agricoles dans les communes de Sebkha et de Dar Naïm, ainsi que la réhabilitation de la place Aïn Talh, à Teyarett, et le développement de plusieurs axes routiers majeurs.

Le premier programme affiche des réalisations dans plusieurs secteurs

Cette nouvelle phase intervient au moment où les autorités présentent le bilan du premier programme d’urgence, lancé le 20 janvier 2025 avec un financement de 69 milliards d’anciennes ouguiyas et une durée d’exécution de 16 mois.

D’après le bilan gouvernemental, cette première phase a permis la réalisation de plusieurs infrastructures dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’approvisionnement en eau, de l’électricité et des routes.

Dans le secteur de l’éducation, les travaux ont concerné 1 335 salles de classe, dont 460 nouvelles constructions et 875 salles réhabilitées.

Sur le plan sanitaire, 28 établissements ont bénéficié des interventions du programme, avec la construction de 21 nouveaux centres de santé et l’extension ou la réhabilitation de sept structures existantes.

Dans le domaine de l’eau, les opérations ont notamment porté sur le renforcement et la réhabilitation des stations de pompage dans les quartiers d’Aïn Talh, du Port, de Ksar et de Toujounine, ainsi que sur la réalisation de nouvelles conduites d’interconnexion destinées à améliorer la continuité de l'approvisionnement.

En matière d’électricité, le programme a permis la réalisation de 41 postes de distribution, l’acquisition de trois stations mobiles, la pose de 120 kilomètres de câbles haute tension, 100 kilomètres de câbles moyenne tension et 150 kilomètres de réseaux basse tension. Il a également porté sur la réalisation de 180 kilomètres de réseaux d’éclairage public.

S’agissant des infrastructures routières, le bilan officiel fait état de 145,3 kilomètres de routes réalisés, comprenant notamment 54,8 kilomètres pour la rocade périphérique et 18 kilomètres consacrés à l’élargissement de la route de l’aéroport.

Les autres voies urbaines, représentant 90,4 kilomètres, sont réparties entre les différentes communes de Nouakchott : 10,8 kilomètres au Port, 10 kilomètres à Arafat, 9,3 kilomètres à Tevragh-Zeina, 8,9 kilomètres à Dar Naïm, 8,2 kilomètres à Riyad, 7,76 kilomètres à Toujounine, 7,5 kilomètres à Teyarett, 4,96 kilomètres à Ksar et 4,81 kilomètres à Sebkha.

À travers cette deuxième phase, les autorités entendent poursuivre les efforts engagés pour renforcer les infrastructures urbaines, améliorer l'accès aux services essentiels et accompagner le développement de la capitale.